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GENETIQUE |
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Paris, 19 décembre 2011
La diversité génétique des différents membres de la famille des interférons de type 1 (interférons alpha/beta), par exemple, est assez hétérogène. Cela laisse supposer que cette famille a une grande faculté d'adaptation en cas d'exposition à de nouveaux pathogènes, mais aussi que certains interférons de type 1 ont des actions plus spécifiques que d'autres.
Au contraire, l'unique interféron de type 2 (interféron gamma) ne présente aucune mutation d'un individu à l'autre. Cette grande stabilité indique que son action est extrêmement spécifique et irremplaçable, en l'occurrence dans la réponse immunitaire antimycobactérienne.
La famille des interférons de type 3 (interférons lambda), quant à elle, présente des particularités selon l'origine géographique de l'individu : les analyses ont montré que les populations d'origines européenne et asiatique possèdent certaines mutations qui leur ont conféré des avantages pour mieux s'adapter, probablement aux pressions de sélection exercées par les virus.
Ces résultats semblent donc plaider pour une utilisation médicale des interférons plus fine et ciblée. L'interféron alpha2, par exemple, est utilisé dans le traitement de l'hépatite C chronique ou de certains cancers. Or il pourrait être pertinent d'identifier, parmi les multiples IFN de type I, un sous-type dont l'action plus ciblée permettrait éventuellement d'éviter certains effets secondaires.
De telles conclusions nécessiteront de nombreuses expérimentations avant d'être peut-être confirmées, et mises en application. Elles ouvrent toutefois de nouvelles perspectives pour renforcer l'arsenal thérapeutique contre de nombreuses maladies.
DOCUMENT CNRS LIEN
Diversité génétique : un facteur crucial pour notre survie et notre pharmacopée
Grâce au séquençage de la totalité des 27 gènes d'interférons connus, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS nous livrent l'histoire génétique de ces protéines immunitaires cruciales, ainsi que des pistes pour éventuellement améliorer leurs applications cliniques pour le traitement de plusieurs pathologies, dont l'hépatite C, la sclérose en plaques et certains cancers. Ces résultats sont publiés le 19 décembre 2011 dans Journal of Experimental Medicine.
Les interférons sont de petites protéines qui assurent la communication entre les cellules du système immunitaire, contribuant ainsi à la stimulation de nos défenses naturelles. Il en existe trois types qui diffèrent par leurs fonctions, mais également par leur variabilité génétique. L'équipe de Lluis Quintana-Murci, chef de l'unité mixte Institut Pasteur/CNRS de Génétique évolutive humaine, s'est penchée sur ce dernier point et a analysé la diversité génétique de chaque interféron dans différentes populations humaines.
« Nous avons pu identifier, à travers une approche de génétique des populations, les interférons qui seraient essentiels à notre survie et les distinguer de ceux qui joueraient un rôle secondaire, voire redondant, » explique M. Quintana-Murci. « Nous pensons que les interférons très contraints génétiquement ont un rôle plus spécifique et important dans la lutte contre les organismes pathogènes, et qu'ils sont donc potentiellement de meilleures cibles pour développer des traitements efficaces et innovants. »
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YVES COPPENS - LUCY |
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Yves, Lucy. Les PCEM2 de Nancy parrainés par Yves Coppens
Yves Coppens est actuellement l'un des plus grands spécialistes français de l'évolution humaine
. Homme de terrain il a entrepris de nombreux chantiers de fouilles souvent fructueuses comme, par exemple, la découverte de la célèbre Lucy.
Homme de réflexion, il a développé plusieurs théories sur les hominidés et les panidae.
Homme tout simplement, il a su se remettre lui-même en cause et abandonner ses idées quand les faits étaient contre lui (East Side Story).
Dans cette conférence, il retrace l'histoire de sa vie scientifique et de ses découvertes à travers des anecdotes..
Origine
Canal U/Médecine 2006
Générique
Conférencier : Pr. Yves Coppens Réalisation : F. Kohler. SPI-EAO. Fac. de Médecine de Nancy. Université Henri Poincaré Production : Canal U/Médecine SCD médecine
COPPENS Yves
Titulaire d'une chaire au Collège de France
Professeur au Museum d'Histoire Naturelle
Passionné par la Préhistoire depuis son enfance, Yves Coppens, a commencé sa carrière de chercheur par quelques travaux de fouilles et de prospection en Bretagne. Entré au Centre National de la Recherche Scientifique en 1956, il monte à partir de 1960, d'importantes expéditions au Tchad, en Éthiopie (vallée de l'Omo et bassin de l'Afar) ainsi que des missions exploratoires en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Indonésie et aux Philippines. Les récoltes réalisées par ces campagnes sont impressionnantes en ce qui concerne la quantité de fossiles (des dizaines de tonnes) mais aussi le nombre des restes d'Hommes fossiles recueillis (près de 700) ; les résultats de leur étude seront tout aussi fascinants. C'est toute l'histoire des dix derniers millions d'années qui s'éclaire ; une hypothèse propose une explication environnementale de la séparation Hominidae Panidae (il y a 8 millions d'années) (Coppens, 1983). Du côté oriental, les Hominidae se seraient développés en passant par un stade pré-Australopithèque (Coppens, 1981), illustré notamment par les très belles découvertes de l'Afar éthiopien, puis par un stade Australopithèque, premier tailleur de la pierre (Coppens, 1975), et enfin par le stade Homme, apparu, lui aussi, sous la pression sélective d'une seconde crise climatique, il y a 3 millions d'années (Coppens, 1975) ; ces 3 stades s'enchaînant en cyme ou en épi, chacun se trouvant, à la base, à l'origine du suivant, mais n'en développant pas moins ensuite sa propre lignée de manière originale et indépendante (Coppens, 1975). Enfin, plus récemment, Yves Coppens a aussi montré, en s'appuyant sur les vitesses différentielles d'évolution de la biologie et de la technologie, comment l'acquis peu à peu avait prévalu sur l'inné et pourquoi, depuis 100.000 ans, l'évolution de l'Homme s'était ralentie puis arrêtée (Coppens 1982, 1988).
Pendant ces années, Yves Coppens a gravi les premiers échelons du CNRS avant d'être appelé, en 1969, à la sous-direction du Musée de l'Homme, fonction liée alors au titre de Maître de Conférences au Muséum National d'Histoire Naturelle. Nommé Directeur et Professeur au Muséum en 1980, il est ensuite élu titulaire de la Chaire de Paléoanthropologie et Préhistoire du Collège de France en 1983.
Présent dans de nombreuses instances nationales et internationales gérant les disciplines de sa compétence, Yves Coppens dirige en outre un laboratoire associé au Centre National de la Recherche Scientifique, le Centre de Recherches Anthropologiques - Musée de l'Homme et deux collections d'ouvrages du CNRS, les Cahiers de Paléoanthropologie et les Travaux de Paléoanthropologie est-africaine.
Depuis les débuts de sa carrière, il a reçu de nombreuses distinctions dont le grand prix Jaffé de l’Académie des Sciences et le prix Kalinga de l’UNESCO.
CONFERENCE CANAL U LIEN
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LES RECEPTEURS A DEPENDANCE |
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Les récepteurs à dépendance : Interface entre apoptose et développement du système nerveux
La recherche des mécanismes de réception de signaux extracellulaires par une cellule a jusqu'ici toujours été considérée selon le schéma classique suivant: un ligand fixe un récepteur, ce récepteur devient alors actif et transduit un signal intracellulaire. Un tel schéma n'a pourtant pas permis d'expliquer dans tous les cas, pourquoi et comment de nombreux récepteurs sont impliqués à la fois dans des phénomènes tumoraux mais aussi au cours du développement. Très récemment, nous avons proposé que certains récepteurs, en absence de ligand, ne sont pas forcément inactifs mais au contraire pourrait alors médier une signalisation menant la cellule à sa mort par apoptose. De tels récepteurs, nommés récepteurs à dépendance ou « dependence receptor », et que sont le récepteur de faible affinité aux neurotrophines P75ntr, le récepteur aux androgènes, RET (REarranged during Transfection), le récepteur DCC pour ‘deleted in colorectal cancer', les récepteurs UNC5H et b-integrin, montrent tous une implication dans le développement du système nerveux et dans le même temps dans la régulation de la tumorigenèse. Depuis notre installation en Septembre 1998 au sein du CNRS UMR5534, notre groupe s'attache à étendre les connaissances relatives à ces récepteurs à dépendance. Notre activité se décompose en trois axes: (i) la recherche des mécanismes moléculaires permettant cette double signalisation dépendante du ligand, (ii) la recherche de nouveau récepteur à dépendance et (iii) la recherche de la signification biologique de ces récepteurs, en visualisant in vivo le rôle de l'activité pro-apoptotique de ces récepteurs dans le contrôle de l'échappement tumoral et dans le développement du système nerveux. Au cours de ma présentation je ferais le point sur l'état d'avancement de ces trois axes.
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MICROCIRCULATION CEREBRALE |
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La microcirculation cérébrale (2000)
Le laboratoire de Recherches cérébrovasculaires du CNRS a développé une méthode originale de visualisation de la circulation sanguine du cerveau qui utilise un microscope de fluorescence à effet confocal et à balayage laser. L'objet de ce film est de montrer les images de microcinéma obtenues par ce procédé sur un cerveau de rat en conditions physiologiques et lors d'une pathologie fréquente, l'ischémie. L'injection de fluorescéine dans le plasma permet de visualiser les micro-vaisseaux. Dans un deuxième temps, l'injection de globules rouges préalablements rendus fluorecents permet d'observer le flux sanguin dans les anastomoses fonctionelles entre deux vaisseaux du même type. La microscopie confocale rend ce type d'exploration possible jusqu'à 200 microns dans le tissu cérébral. Les conséquences microcirculatoires d'une ischémie cérébrale globale transitoire (c'est à dire d'un arrêt de la circulation dans l'ensemble de l'encéphale) et de la reperfusion consécutive sont visualisées. Deux durées d'ischémie sont présentées : vingt secondes et quinze minutes, mettant en évidence des différences de réactivité vasculaire et circulatoire. Cette méthode permet donc, lors de la simulation de différents types d'accidents cérébrovasculaires ou lors d'une activation physiologique, de visualiser de façon dynamique la microcirculation dans les couches superficielles du cerveau.
Générique
Auteurs : Elisabeth Pinard, Jacques Seylaz Réalisation : Jean-François Ternay Producteurs : Laboratoire de Recherches Cérébrovasculaires - CNRS / CNRS Images/Media Diffuseur : CNRS Diffusion
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